Une économie qui profite au territoire
Transformer localement les ressources, financer les services essentiels et partager les bénéfices quand ils existent.

Vision · Un projet de société
NOVASCEND explore, avec les territoires africains, une autre façon de relier la création de valeur, la liberté d’activité, les décisions communes et la transmission des récits. L’enjeu n’est pas seulement de bâtir des villes : c’est de donner à leurs habitants davantage de possibilités, de droits et de pouvoir sur leur avenir.
Ce qui nous anime
Au-delà de l’innovation technologique et de la puissance économique, NOVASCEND porte une ambition humaniste : contribuer à un monde plus juste, plus inclusif et plus durable, où le progrès sert l’humanité, où la richesse est partagée et où chacun peut s’épanouir dignement. Par sa jeunesse, sa diversité et sa capacité à réinventer les modèles de développement, l’Afrique est bien plus qu’un continent d’opportunités : elle peut être l’un des moteurs d’un nouveau paradigme mondial, fondé sur la solidarité, l’autonomie et la prospérité collective.
L’histoire de l’humanité n’est pas celle d’un seul homme, d’un seul peuple ou d’une seule nation. C’est une œuvre collective, construite à travers les générations, les civilisations, les cultures et les savoirs, dont chaque individu, chaque communauté et chaque génération écrit une page. NOVASCEND veut poursuivre cette construction avec une vision universelle, humaniste et solidaire, où nos différences ne sont pas des frontières mais des richesses qui nous unissent : quelles que soient nos origines, nos croyances ou nos horizons, nous partageons une même humanité et un destin commun.
Notre mesure du progrès
Le véritable progrès ne se mesure pas à la réussite de quelques-uns, mais à notre capacité collective à bâtir un avenir meilleur pour tous et pour les générations à venir.
L’ambition d’ensemble
La vision repose sur quatre piliers, développés un à un plus bas : la valeur créée sur le territoire, la liberté d’activité, le pouvoir de décision des habitants et la maîtrise de leur récit.
Transformer localement les ressources, financer les services essentiels et partager les bénéfices quand ils existent.
Élargir les choix de chacun : exercer un emploi digne, entreprendre, apprendre, transmettre ou prendre soin.
Donner une place réelle aux citoyens dans les priorités, le suivi des résultats et le contrôle des décisions.
Permettre aux Africains de documenter, transmettre et raconter eux-mêmes leurs histoires et leurs initiatives.
Ce qui change aujourd’hui
Avant, c’était déclaratif ; aujourd’hui, on peut montrer que c’est faisable.
Des promesses que l’on peut éprouver. Liberté, participation, partage : ces idéaux ont souvent été proclamés sans que l’on puisse vérifier leur mise en œuvre. Simulations, données ouvertes et registres publics permettent désormais d’en tester la faisabilité avant de s’engager, puis de suivre avec les habitants si les engagements sont tenus.
Donner du sens au collectif. Organiser la vie collective ne suffit pas : encore faut-il qu’elle donne envie d’y prendre part. NOVASCEND veut s’appuyer sur les solidarités qui existent déjà dans les territoires et faire de la participation un choix. On aide, on transmet, on prend soin parce que le collectif a du sens pour soi, pas parce qu’on y est contraint.
La recherche NOVASCEND appelle cette orientation une « prospérité distribuée » : la croissance n’a de sens que si elle améliore la vie quotidienne, élargit les capacités et renforce l’autonomie des habitants.
Principe commun aux quatre piliers
Ces règles ne peuvent être importées toutes faites : elles se construisent avec les habitants et les institutions des territoires concernés.
Cette économie de la souveraineté circulaire s’appuie sur le modèle présenté par WAGAS Group, qui relie ressources, industrie, énergie, ville et services. La recherche NOVASCEND explore comment cette chaîne pourrait aussi ouvrir des droits et des bénéfices durables aux communautés.
Produire sur le territoire à partir des ressources et savoir-faire locaux, au-delà de l’extraction ou de l’exportation brute.
Mettre une énergie fiable et des infrastructures utiles au service des activités, des logements et des habitants. Aucune source ne suffit seule : chaque territoire combinerait solaire, éolien, hydro, biomasse ou géothermie selon ses ressources et ses choix. Lire l’approche énergétique.
Financer santé, éducation, mobilité, formation et équipements collectifs grâce à l’activité créée.
Prévoir une place pour des actifs communautaires et réinvestir le surplus disponible ; un dividende reste conditionnel.
Cette proposition associe plusieurs formes de propriété : investisseurs privés, autorités publiques, coopératives et véhicule communautaire. Le manuscrit envisage un Fonds de Prospérité Communautaire, distinct de WAGAS et soumis à des contrôles indépendants, pour détenir certains droits sur les actifs productifs et financer des bénéfices collectifs.
Le dividende communautaire reste une hypothèse, variable et conditionnelle. Il ne pourrait être calculé qu’après les coûts d’exploitation, l’entretien, les impôts, la dette et les réserves nécessaires. Les services essentiels et les droits existants ne doivent pas dépendre d’une promesse de rendement futur.
Approfondir ce pilier
La souveraineté circulaire appliquée à l’énergie : des sources complémentaires, des réseaux résilients, une valeur qui reste sur le territoire. Lire les énergies mixtes durables →
NOVASCEND imagine une société où vivre dignement dépendrait moins des revenus tirés du travail. L’ambition est de donner à chacun les moyens de choisir ses activités, de changer de voie et de disposer de temps pour vivre, apprendre, créer et contribuer.
Ce changement va au-delà du vocabulaire. L’activité comprend l’emploi salarié, l’entrepreneuriat et la production, mais aussi le soin, la transmission, la recherche, la culture ou l’engagement citoyen. Ces activités peuvent être rémunérées ou non ; toutes peuvent participer à la vie collective. Le repos et le temps pour soi ont aussi leur place, sans avoir à être justifiés par leur utilité économique.
L’intelligence artificielle et la robotique peuvent transformer les métiers et certaines tâches, créer de nouvelles activités et, dans certains cas, accroître la productivité. Leur adoption ne produit cependant ni temps libre ni prospérité partagée automatiquement. Selon l’Organisation internationale du travail, l’exposition à l’IA générative signifie plus souvent une transformation des emplois que leur disparition. La question devient donc : qui décide de ses usages et qui bénéficie des gains éventuels ?
L’horizon proposé
On ne travaille plus pour survivre, on vit pour contribuer au collectif.
Ne plus se définir par un poste. Au cours d’une vie, une même personne pourrait bâtir des maisons, coder, soigner, enseigner ou faire de la recherche, au gré de ses envies, des besoins de la ville et des formations qui lui sont ouvertes. Ce n’est plus un « travail » ou un « emploi » qui la définit, mais les activités qu’elle choisit et ce qu’elle apporte aux autres.
Changer de rapport à son activité. Changer de voie deviendrait un parcours ordinaire, accompagné par l’apprentissage tout au long de la vie et par des outils, dont l’IA, qui aident à acquérir de nouvelles compétences. Cette mobilité ne doit pas devenir une injonction : chacun garde le droit de rester dans un métier qu’il aime, de ralentir ou de se reposer.
Illustrations conceptuelles générées · Scènes non documentaires

1776 · Adam Smith
La division du travail permet d’accroître la productivité. Elle pose aussi la question de la place de chacun dans une production de plus en plus spécialisée. La Richesse des nations ↗

1867 · Karl Marx
L’analyse du salariat conduit à interroger la propriété des moyens de production et la répartition de la richesse créée. Le Capital ↗

1930–1936 · John Maynard Keynes
Keynes relie l’emploi à la demande et envisage qu’une productivité accrue puisse aussi libérer du temps. Cette possibilité reste un choix collectif, pas une conséquence automatique. Théorie générale ↗ · Perspectives pour nos petits-enfants ↗

Proposition · NOVASCEND
Élargir les choix de chacun en reliant accès aux services essentiels, partage de la valeur et des actifs, et temps disponible.
Repères de lecture · Ces auteurs n’endossent pas la proposition NOVASCEND
Dans la Muqaddima, il relie la division du travail à la cohésion d’une société et voit dans le travail la source des revenus. Quatre siècles avant Adam Smith, cette question est déjà posée depuis le Maghreb. Muqaddima ↗
Elle distingue le travail (qui répond aux besoins de la vie), l’œuvre (qui bâtit un monde durable) et l’action (qui engage avec les autres). Une conception de l’activité plus large que l’emploi. La Condition de l’homme moderne ↗
L’ujamaa, « esprit de famille » en swahili, propose une solidarité communautaire pensée à partir de l’Afrique. Devenu en 1967 la stratégie de développement de la Tanzanie, il a été abandonné à la fin des années 1970 faute de résultats économiques : une leçon pour toute proposition de ce type. Ujamaa, hier et aujourd’hui ↗
Elle étudie des communautés qui gèrent elles-mêmes des ressources communes, par des règles qu’elles se donnent, sans s’en remettre seulement à l’État ou au marché. Un repère pour les actifs communautaires. Governing the Commons ↗
Le développement y est jugé à l’élargissement des libertés réelles et des « capacités » de chacun, au-delà du revenu. C’est le même critère que la liberté d’activité. Development as Freedom ↗
Dans Afrotopia, l’économiste et philosophe appelle à une pensée utopique africaine, qui se réinvente au XXIᵉ siècle à partir de ses propres références. Afrotopia, éd. anglaise ↗
NOVASCEND reprend ces questions à l’ère de l’IA : comment produire, qui possède les actifs et comment les gains peuvent-ils se traduire en sécurité matérielle et en temps choisi pour les habitants ?
Organiser l’accès aux services essentiels et renforcer les droits sociaux afin que la dignité ne dépende pas d’une contribution mesurée ou d’un emploi particulier. Ces dispositifs ne se substituent pas aux obligations publiques. Ils s’appuient sur l’activité créée localement (pilier 01) et ne doivent pas dépendre d’un dividende futur.
La recherche envisage des participations communautaires dans des actifs productifs, aux côtés des acteurs publics, privés et coopératifs. Leurs revenus pourraient financer des services et, si un surplus réel le permet, un dividende variable. Les règles, les comptes et le contrôle restent à définir et à vérifier.
Si l’IA et les autres investissements améliorent la productivité, leurs bénéfices pourraient soutenir les revenus, la formation et, par des choix négociés, davantage de temps disponible. Chacun pourrait exercer plusieurs activités, en changer ou se reposer, sans être tenu de démontrer son utilité.
La transition conserve une place aux emplois rémunérés et aux revenus des producteurs et indépendants. Elle doit protéger les salaires, la sécurité, les droits syndicaux et la protection sociale ; une activité bénévole ne remplace pas un emploi qui devrait être payé.
Cette liberté est une direction proposée, à construire avec les habitants et les institutions de chaque territoire. Elle suppose des ressources, des droits opposables et un partage des décisions. Aucune personne ne devrait être notée pour ses activités ou perdre l’accès à ses droits parce qu’elle ne contribue pas selon une norme imposée.
La vie collective ne se pilote pas depuis une plateforme. NOVASCEND envisage des espaces où habitants, collectivités et acteurs économiques peuvent définir les priorités, confronter leurs intérêts et contrôler les choix qui engagent leur territoire.
Rendre accessibles les projets, leurs coûts et leurs alternatives avant les décisions, avec des formes de participation ouvertes au-delà du numérique.
Donner aux habitants une place dans le suivi des services et l’usage des ressources communes, sans se substituer aux institutions démocratiques.
Publier les résultats, rendre les responsables identifiables et prévoir des recours quand un service ou une décision porte atteinte aux droits.
Décider de son avenir suppose aussi de pouvoir raconter son histoire. L’Histoire générale de l’Afrique, portée par l’UNESCO, fait connaître le continent depuis des perspectives africaines. NOVASCEND veut contribuer à cet horizon en donnant aux habitants, chercheurs, artistes et communautés les moyens de documenter et transmettre leurs récits, dans leurs langues et selon leurs choix.
4.1
Documenter lieux, langues et mémoires avec les personnes concernées ; recueillir les témoignages avec consentement, attribution et droit de correction.
4.2
Faire vivre ces savoirs dans l’apprentissage, les bibliothèques, les ateliers et les espaces publics, avec des supports accessibles et des échanges entre générations.
4.3
Permettre aux habitants de raconter leurs initiatives et de décider localement de l’usage des archives, de leur image et de leurs contributions.
Cette ambition reste à construire avec les acteurs culturels, éducatifs et les habitants. Elle ne suppose ni programme déjà déployé ni partenariat avec l’UNESCO.
Au service des quatre piliers · Outils numériques et droits
Une ville intelligente ne se définit pas par ses seuls outils : ils ne sont que des moyens au service des quatre piliers. La plateforme NOVASCEND est envisagée pour relier énergie, santé, logistique, formation et services aux citoyens. Les outils d’aide à la décision restent à concevoir et à soumettre au contrôle public.
Plusieurs portes d’entrée pour un même service. Les parcours envisagés devraient fonctionner par SMS ou USSD sur téléphone classique, par message vocal et avec un accueil en présentiel. Le smartphone peut être un canal supplémentaire, jamais une condition d’accès.
Ces outils prennent corps dans le nouveau modèle urbain : huit familles de microservices, des scénarios à l’échelle de la ville et un principe de conception, personne ne doit être exclu par son équipement. Les conditions à remplir avant d’en présenter un comme acquis sont réunies sur la page Principes et garanties.
Services
Des informations fiables pourraient aider à repérer des coupures d’énergie, des difficultés d’accès aux soins ou des besoins de formation, puis à adapter les services avec les habitants et les institutions compétentes.
Décision
Des simulations pourraient éclairer l’arbitrage entre logement, mobilité, santé ou investissement productif. Les hypothèses, coûts et limites devraient être publiés ; la décision resterait humaine, débattue et contrôlable.
Droits
Les données personnelles devraient être minimisées et protégées. Les habitants devraient pouvoir accéder aux services sans dépendre d’une application unique, contester une décision et conserver la maîtrise de leurs données.